21 sept. 2017

Le Palais Mental des Écureuils

L'Ecureuil, le mnémoniste de la forêt.

photo à voir sur http://ecureuils.mnhn.fr/

Tous les animaux de la forêt multiplient, sèment et cultivent leurs ressources alimentaires dans leur territoire.

Les Écureuils, les Mulots, Les Mésanges, Les Corbeaux et les Geais m'ont appris à préparer, stocker, casser et semer les noix des bois.

Les Écureuils prennent soin des arbres à noix. Ils se déplacent dans un itinéraire circulaire, de branche en branche, entre 3 et 5 m au dessus du sol. Chaque écureuil a son cercle de prédilection qu'il revisite tous les ans et connaît par cœur.

A la fin de l'été, ils visitent quotidiennement les arbres à noix, notamment les noisetiers et les noyers. En Août, ils sous-pèsent les noix vertes et retirent les noix véreuses, moisies ou creuses de l'arbre, au poids et au son, et peut-être à l'odeur.

L’écureuil commence une première récolte de noix vertes fin août, puis une seconde en septembre. Il cale entre ses dents les noix vertes attachées par deux.
Il affectionne aussi les glands de chêne, les faines de hêtres, les samares de charme et d'érable, les châtaignes, les pignons et les champignons.

En Septembre, la récolte donne lieu à des aller-retours incessants dans la canopée, des danses mathématiques au sol, des cachettes pérennes dans les troncs creux, les nids, les terriers et sous les rochers. Une fois les coques ouvertes sur l'arbre, environ fin septembre, il mange les noix mûres sur place, seul ou en duo, et se cache si nécessaire dans le lierre sur le tronc.

L'Écureuil ne met pas toutes ces noix dans le même panier ;-) .


Certaines cachettes sont annuelles, notamment celles au sol, de quelques noix et glands tout au plus et ressemblent plus à une forme de semis joyeux et génial, presque "hystérique".

D'autres cachettes rassemblent de plus grandes quantité de noix de diverses essences ; l'écureuil semble y constituer des réserves habituelles et clairement identifiables dans la forêt. Ces cachettes sont dans les arbres creux, les terriers, des nids d'oiseaux, sous des souches, sous les racines des grands arbres et sous certains gros rochers.

Les réserves au sec et hors gel sous les gros rochers sont déterrées à la fin de l'hiver, en février-mars. Dans le grand déballage, certaines roulent et germent après une vernalisation dans les règles de l'art.

Ce sont ainsi des centaines de cachettes réparties en cercle dans un territoire propre à chaque écureuil. Cette technique ressemble à la technique de mémorisation spatio-sensorielle des joueurs de cartes et des mathématiciens appelée " Le Palais Mental ".

Qui a dit que l'écureuil n'avait pas de mémoire ?

Cultiver avec les Écureuils

Le projet " Cultiver avec Les Écureuils ":

Sur la base des enseignements des Écureuils, nous expérimentons une culture associée avec les Écureuils.

Du design à la récolte, tout est pensé "écureuil". Les plantations mixtes d'arbres à noix sont réalisées en cercle ; ils sont connectés par des corridors de noisetiers.

Les arbres creux et les souches sont préservés. Des nichoirs supplémentaires sont perchés dans les arbres pour servir de cachette, ceux-ci pouvant également servir de ruche de biodiversité.

Nous confions la vernalisation des graines et la dissémination des noix et noisettes aux écureuils, grâce aux corridors écologiques et aux cachettes sous les rochers, entre autres.

La chaîne alimentaire proie-prédateur-auxiliaires est respectée. Rapace et Mustélidées continuent d'accéder au même territoire. La taille des arbres préservent l'architecture des strates et la connectivité des branches.

Cette collaboration augmente les ressources et l'accessibilité à celles-ci pour les écureuils, nous permettant une récolte de 30% dans les paniers à noix perchés.

Comme pour les ruches, nous allons expérimenter différents nasses, paniers perchés et troncs creux mis à la disposition des écureuils dans leur itinéraire. Les Écureuils nous aideront à valider et améliorer les formes et les installations propices. Nous dessinons actuellement quelques prototypes, puis commencerons quelques installations cet hiver pour l'année prochaine.

Pour une récolte encore plus simple, la simple promenade cueillette dans les herbes au sol avec un panier suffit, laissant aux rongeurs et aux blaireaux la sécurité des noix dans les petits chemins, les ronces et les prunelliers.

A suivre ...

Bientôt + infos et dessins sur ce projet.


Ressources :
observations de l'auteur.

http://ecureuils.mnhn.fr/
https://cercle.institut-pandore.com/plus/devperso/palais-mental-technique-plus-puissante-memoriser/

26 juin 2017

Cultiver avec les Chenilles


La Lépidoptérie, l'étude des lépidoptères - papillons, recense 7000 espèces de papillons en Europe dont 5000 existent en France... soit, tout autant de variétés de chenilles. Les ouvrages sur les "jolis" papillons sont innombrables, mais sur les chenilles ? Je suis pourtant bien plus fascinée par la vie des chenilles que la parure du papillon. Le rôle écologique des chenilles dans les prairies, les haies et les forêts est essentiel à l'équilibre de la vie du sol.

Les ouvrages sur les "jolis" papillons sont innombrables, mais sur les chenilles... ?

Voici une ébauche de l'article "Cultiver avec les Chenilles" de mai 2015.... bientôt de nouvelles infos concernant la régénération du sol grâce aux chenilles.



Le cycle de vie des papillons


Le développement des chenilles s’effectue généralement en cinq stades marqués par des mues jusqu’à la transformation en nymphe, ou chrysalide. Suivant les espèces, la nymphose a lieu sous terre ou à l’air libre et la chenille s’entoure parfois d’un cocon de fils de soie avant de se transformer. La larve, ou chenille, est de type broyeur avec deux glandes labiales séricigènes, c’est-à-dire fabriquant un fil de soie. 99 % des espèces connues sont phytophages, c’est-à-dire qui se nourrissent de plantes, mais aussi de lichens et de champignons. Elles se déplacent peu.


Les Chenilles phyllophages se nourrissent de feuilles.
Les Chenilles mycophages se nourrissent de champignons et de lichens.
Les Chenilles lichénophages se nourrissent de lichens.

Les papillons adultes se nourrissent pour la plupart de nectar des plantes à fleurs, mais certains ne se nourrissent pas: leur cycle de vie éphémère de quelques jours dépende des réserves accumulées dans leur vie de chenille. 

Les chenilles qui se nymphosent sous terre, dans une chrysalide, pendant l'hiver, sont généralement des papillons de nuit.

  


La pression sur les haies forestières, la fauche des bordures et des zones champêtres, l'assèchement des zones humides et l'exploitation massive des forêts conduisent à une perte de biodiversité immense chez les insectes et des famines récurrentes chez les mammifères.


La couleur et les formes de la chenille sont biomimétiques avec leur plante hôte et aussi pour renseigner leur éventuel toxicité à la faune. Les couleurs des papillons sont essentiellement pour la reproduction.

Le camouflage des chenilles est d'une telle précision qu'elle ne peut que laisser admiratif. Elle révèle la synergie entre la plante hôte et la chenille. Les chenilles mimiquent les brindilles des jeunes rameaux, les bourgeons hivernaux, les jeunes feuilles en éclosion... Il ne s'agit pas d'un camouflage réactionnel, comme chez le caméléon par exemple, mais physiologique et permanent.

Chaque stade de développement de la plante est inscrite physiologiquement dans le corps de la chenille qui en adopte la morphologie, la pigmentations, les graphismes, les effets d'optiques de matière et de réflexion de la lumière, les reliefs, la pilosité, l'ergonomie, jusque dans la posture du corps, dans la raideur ou la souplesse selon les parties végétales, cellulose ou ligneuse, sur lequel elle se fixe; et évolue avec la transformation végétale. De l'oeuf, à la chenille, jusqu'à la nymphe puis la chrysalide: forme, texture, matière et posture épouse parfaitement le support et le milieu de l'organisme, dans toute leur diversité et leur évolution physiologique: bois, brindille, rameau, feuille, terre. Un synchronisme de co-évolution remarquable. 

Plus j'observe les limaces et leurs supports, notamment les champignons, les chatons de fleurs, les pétales, les mousses et les lichens, les bois, plus je m'interroge sur le même rapport entre les limaces et un possible camouflage pigmentaire et indication de toxicité.

A tel point, que l'on trouve sur le sujet dans la bibliographie naturaliste: deux ouvrages... les ouvrages sur les "jolis" papillons sont innombrables, mais sur les chenilles..., deux ? 

Fauna Europaea est la base de données de l’Union européenne sur la faune d’Europe. Lepi'net, la base de données française sur les lépidoptères de France et l'ALF, l'Association des Lépidoptéristes de France.

Arnold Spuler, un botaniste allemand du début du XXème siècle, a publié des planches sur les papillons et les chenilles, dont une édition spéciale en 1910 de 90 planches de 1500 chenilles d'Europe, de leur chrysalides, oeufs et plantes hôtes.

Et le dernier en date :
Le guide naturaliste Les Chenilles

les rôles des chenilles dans leur écosystème

La Chenille cherche à se nourrir pour augmenter son poids rapidement et se transformer en chrysalide pour devenir papillon. Certain papillons doivent leur survie à ses réserves uniquement.

Pour se faire, elle a besoin d'une grande quantité de matière organique riche en nutriments, qu'elle trouve dans la canopée: les feuilles des feuillus. La majorité des chenilles deviennent une source de protéines pour les oiseaux qui se régalent au printemps et nourrissent leurs petits.

Éclaircir la canopée




Nourrir le sol



Une pluie de crottes de chenille: le minéralisant de printemps.









La relation des Chenilles et des plantes :

Chaque essence d'arbre et de plantes accueille une ou plusieurs chenilles spécifiques, c'est dire l'imbrication de leur co-évolution, qui va jusqu'au bio-mimétisme.

les chenilles des feuillus
les chenilles des arbres fruitiers
les chenilles des herbacées
les chenilles des céréales
les chenilles des champignons et des lichens.



Les Lépidophages - qui mangent les chenilles
Elles sont à leur tour une source de nourritures privilégiée pour les oiseaux, comme les mésanges par exemple, pour nourrir les oisillons, notamment à la sortie de l'hiver.

Certains champignons, comme les cordyceps, un champignon entomophage - qui se nourrit d'insectes, développe son cycle de vie avec celui d'une chenille. Le papillon porte ses spores en hauteur dans la canopée, disséminant ainsi largement les spores et sur de multiples hôtes, à l'éclosion des chenilles, puis va se développer dans le corps d'une chenille hôte et fructifier lors de la période de dormance de la nymphe, dans la chrysalide. A ce moment, l'hôte concentre la maximum de protéines et de chitine essentielles à la nutrition du mycélium et à la constitution du sporocarpe du cordycep.


Cultiver avec les Chenilles : régénérer la vie du sol
expérimentation avec les choux, les salades et les charmes.

bientôt !


http://fr.wikipedia.org/wiki/Lepidoptera
http://www.lepinet.fr/especes/nation/lep/?e=l&id=46460
planches d'Arnold Spuler (1910) - 1500 chenilles et plantes hôtes.
http://caliban.mpipz.mpg.de/spuler/raupen/
http://caliban.mpipz.mpg.de/spuler/raupen/spuler_raupen.pdf
http://www7.inra.fr/opie-insectes/hymenos.htm chenille et champignon
http://nerdist.com/this-is-not-a-snake-its-some-of-the-best-mimicry-weve-ever-seen/ biomimetisme nymphe vipère

21 mars 2017

ACTUALITES 2017

Bonjour à toutes et à tous,

Voici les nouvelles du blog et de la forêt jardin.

Cette année 2017-2018, voici les articles en préparation. Les articles en gras sont en cours d'écriture, les autres en cours d'expérimentation dans la forêt jardin.
Ils contiendront les premières expériences en paraculture et mycogardening.

FRUITIERS
  • le biotope du poirier ( bien avancé)
  • le biotope du merisier ( bien avancé)
  • le biotope du pommier









BAIES
  • le biotope du groseillier maquereau
  • le biotope du fraisier








LIANES FRUITIERS
  • le biotope du melon et du concombre (proposition d'acclimatation à partir du biotope de la bryone et du concombre d'âne, cucurbitacées d'europe toxique) (en cours)








LEGUMES
  • le biotope de la pomme de terre
  • actualiser le biotope de la tomate.
  • actualiser le biotope de la salade
  • actualiser le biotope de la carotte
  • le biotope du poireau et de l'ail
  • le biotope du salsifis
  • le biotope du fenouil
  • le biotope du panais
  • le biotope des asperges


AROMATES
  • Le biotope du safran
  • Le biotope de l'origan
  • Le biotope du thym serpolet








CHAMPIGNONS
  • le biotope des pleurotes en huître
  • le biotope des grandes lépiotes
  • le biotope des pieds bleus
  • et actualiser l'article sur le mycogardening, la culture de champignons et les techniques de MFfc (multiplication fongique à faible coût) pour l'agroforesterie.





ABEILLES
  • L'écologie de la ruche tronc (en cours)
  • La mycoruche.










Je consacre l'essentiel de mon temps à la forêt, aux expériences, aux prises de notes et aux formations... qui permettent d'alimenter le blog et nourrir le projet du livre "Cultiver avec le Vivant". Le biotope du poirier, des fraises et du merisier sont bien avancés et seront surement publiés cette année. Pomme de terre, carotte, salsifis, concombre et melons sont en bonne voie. Pommier, Groseilliers maquereau, poireau, lépiotes, pleurotes et pieds bleus sont en plantation expérimentale.
Une personne se propose de m'aider pour la relecture, à commencer par les articles les plus lus (ronce, limaces, noyer...), ce qui va être très sympa.

J'aimerais organiser une journée porte ouverte de la forêt jardin... je ne sais pas encore quand.

Au plaisir de vous rencontrer à la forêt-jardin :-)

Bien à vous,

Natacha.



5 juin 2016

Le biotope de la Mélique

Les céréales forestières 

Sorgho des bois, Millet des bois, Brachypode des bois... Ces céréales sauvages des sous-bois sont comestibles et vivaces. Elles tolèrent des situations mi-ombragées et fraîches. 

Ces graminées sauvages comestibles tolérantes à l'ombre rendent la céréaliculture possible en agroforesterie. On peut associer une culture de cerisiers avec du sorgho des bois et du millet des bois par exemple.

 analyse du biotope en cours 

LE BIOTOPE DE LA MÉLIQUE A UNE FLEUR


La Mélique à une fleur, melica uniflora, est une graminée comestible. Cette céréale vivace pousse dans les sous-bois dans les forêts de hêtres, merisiers, chênes sessiles, frênes et ormes.

Le biotope de la mélique à une fleur est compatible avec :

  • l'agroforesterie sorgho des bois, millet des bois + vesce + cerisiers, chêne, hêtre, orme, érable, frêne, charme, tilleul + aulne
  • la céréaliculture forestière : sorgho des bois, millet des bois, brachypode des bois + vesce des haies
  • l'arboriculture : cerisiers, pommiers, sorbier, néfliers, aubépine, noisetiers, arbousier, églantiers + aulne.
  • le maraîchage : fraise des bois, poireaux, ciboule, ciboulettes, alliaire, mâche, géranium robert, lamier, violette + vesce, pois, lentilles.
  • la myciculture : saprophytes, notamment grandes lépiotes, pieds bleus, verpes.
  • l'apiculture : tilleul, érable, merisier, cerisier, pommier, églantier, rosier, aubépine, prunellier, géranium robert, noisetier, lamier, fraise des bois, vesce, violette.

CLÉS DE DESIGN :


  • Cultiver avec l'ombre, le vent et l'humidité atmosphérique
  • Cultiver en pente
  • Cultiver avec les plantes fixatrices d'azote, la vesce des haies
  • Cultiver avec les fourmis
  • Cultiver avec les abeilles solitaires, comme les Eucéra tuberculata.
  • Cultiver avec les champignons saprophytes, comme la grande lépiote.

27 mai 2015

Le biotope du Brocoli et la régénération du phosphore dans les sols compactés.


Le Brocoli sauvage, Cardaria draba, Lepidium draba.
Le Brocoli est un légume fleur. Il en est de même pour le chou-fleur (brassicacées), le chou romanesco (brassicacées) et les artichauts (astéracées). D'ailleurs, si vous les laissez à maturité, une myriade de fleurs jaunes ou blanches s'épanouissent, ou une énorme fleur violette pour les artichauts. L'énorme boule blanche ou verte que l'on mange est en fait une multitude de boutons floraux ramifiés en corail. Alors que pour les choux, on mange d'énormes "bourgeons" de feuilles.

C'est une plante thermophile, qui aime la chaleur. On la trouve dans les zones rudérales exposées aux UVs, dans des sols calcaires et souvent compactés. Son rôle principal est de réactiver le cycle du phosphore, qui est souvent bloqué dans le sol ou qui fuit dans les nappes phréatiques en cas d'érosion. L'érosion, le compactage, la sécheresse et la mort des sols sont les quatre stress majeurs de ces milieux, auxquels sont adaptés les Brocolis.

Le Brocoli sauvage est une plante rhizomateuse, qui se multiplie végétativement dans la terre, en plus de ses graines.

Le Brocoli concentre le potassium, le phosphore et produit des oméga 3 qu'il restitue au sol, en se décomposant ou en étant mangé par les insectes, les rongeurs et les gastéropodes.

Les Brocolis poussent en compagnie de 1320 plantes compagnes qui tolèrent les sols calcaires, les zones sèches, chaudes et lumineuses, avec un faible pouvoir de rétention d'eau et une certaine tolérance à l’asphyxie.

La plante est fidèle à 34 herbacées en particulier de la famille des brassicacées, les convolvulacées, des papavéracées, des géraniacées, des astéracées, des amaranthacées, des fabacées, des poacées, des malvacées, des borraginacées et des plantaginacées.

>>> Dans un biotope cultivé, il est facile d'associer les brocolis avec les carottes, les salsifis, les scorsonères, les panais, la chicorée, les choux, les chénopodes, les épinards, la moutarde, les artichauts, les centaurées, le chardon marie, les coquelicots, les géraniums, le fumeterre, les renouées, l'oseille, les rumex crépues, les tomates, les salades, les fraises, les poireaux, les vesces, la luzerne, le mélilot, le trèfle, les pois, les fenouils, la mâche, les asperges, l'orge, l'avoine, le blé, le chiendent, la bourrache, le fumeterre, l'achilée millefeuille, le myosotis, les valérianes de perse, les stellaires, les marguerites, les camomilles, les calendulas selon la structure du sol plus ou moins rocheux ou sableux.

Le Brocoli sauvage s'associe en particulier avec les liserons des champs comme couvresol, et le coquelicot rouge comme comme fleur signal pour les insectes et régulateur d’appétence pour les rongeurs tout en permettant leur présence comme fertilisant, les fourmis, les chenilles et les escargots.

Toutes ces organismes ont la capacité de restaurer des sols labourés, érodés, compactés ou pollués aux nitrites et aux métaux lourds.

Découvrez la biodiversité des espèces comestibles qui poussent dans les zones agricoles dénaturées, comment cultiver tout en restaurant la vie du sol d'une zone en friche, en accompagnant un processus naturel de reconversion pour décompacter le sol et libérer le phosphore, le calcium et le potassium.